Au Moyen-Orient, un exemple d’architecture durable

[caption id="attachment_971" align="aligncenter" width="718"] Building durable a Abu Dhabi[/caption] Abu Dhabi, c'est un des sept émirats qui composent les Emirats Arabes Unis. Producteurs et exportateurs de pétrole, les émirats sont richissimes et ont adopté un style de vie en conséquence : développement du tourisme de luxe, investissements massifs à l'étranger, urbanisation grandiose galopante, projets d'infrastructures extraordinaires… Mais malgré la manne pétrolière à disposition, les Emirats, sans doute conscients du fait que les ressources de pétrole ne sont pas intarissables, innovent dans les énergies renouvelables. Mieux, ils s'en trouvent même récompensés. Le Council on Tall Buildings and Urban Habitat (CTBUH) qui se charge de récompenser les grattes-ciel du monde entier a attribué le prix de la catégorie "innovation" aux tours Al Bahar d'Abu Dhabi. Ces deux tours hautes de 145 mètres et de 29 étages, se distinguent de leurs voisines par leurs façades : celles-ci sont en effet équipées de panneaux spéciaux qui permettent de diminuer de 50% la consommation électrique des bâtiments. Ces panneaux un peu particulier sont en fait amovibles, et contrôlés par ordinateur pour en finir avec les mauvaises habitudes prises dans cette partie du monde. Alors que le soleil fait régulièrement monter la température au-delà des 40 degrés, les architectes, pour contrer les effets néfastes de ce climat si particulier, équipent leurs constructions de vitres fortement teintés qui empêchent les rayons (et leur chaleur) de pénétrer. L'éclairage intérieur fonctionne alors de jour comme de nuit. L'idée de Aedas, le cabinet d'architecture des tours Al Bahar, est d'équiper les tours d'une couche externe supplémentaire de panneaux triangulaires, reliés entre eux et programmés pour s'ouvrir ou se fermer au rythme de la course du soleil. Quelle que soit leur position, ces panneaux contribuent à des économies d'énergie conséquentes : fermés, ils évitent de faire monter la température à l'intérieur des buildings et d'allumer la climatisation énergivore ; ouverts, ils permettent à la lumière d'inonder les tours, et de ne pas avoir recours à l'éclairage artificiel en plein jour. Encore plus fort, dans un soucis de respect des traditions locales, les architectes ont voulu donner à leurs panneaux (en position "ouverts") une forme de "moucharabieh" : les ouvertures permettent d'accélérer la vitesse de vent et autorisent ainsi une ventilation naturelle, un procédé largement utilisé dans l'architecture islamique. Enfin, les panneaux de la façade sud de chacune des deux tours ont un petit plus puisqu'ils sont équipés de cellules photovoltaïques, qui leur permettent de produire 5% de l'énergie consommée par les occupants des tours Al Bahar. Récompense bien méritée !  

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