Une addition de plus en plus lourde pour les phénomènes météorologiques

Au cours des dix dernières années, on a dénombré annuellement une moyenne de 335 événements climatiques extrêmes, soit une augmentation de 14 % par rapport à la décennie précédente et près de deux fois le niveau enregistré au cours de la période 1985-1995. La hausse des catastrophes météorologiques et/ou climatiques est donc indéniable, tout comme leur bilan humain avec plus de 600 000 morts en 20 ans, selon l’ONU. Si le réchauffement climatique n’explique pas à lui seul ces catastrophes, il est un facteur reconnu aggravant par la communauté scientifique mondiale, augmentant d’autant les attentes des travaux menés à la COP 21 dès la semaine prochaine. Néanmoins, si ces attentes n’ont probablement jamais été aussi élevées, la ratification d’un accord significatif et contraignant, visant à freiner le réchauffement global de la planète, est loin d’être gagné. C’est dans ce cadre que le Bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques de Catastrophes (UNISDR) vient de présenter un rapport soulignant qu’au cours des 20 dernières années, 90 % des catastrophes majeures ont été causées par des événements liés aux conditions météorologiques… Si les USA sont les plus touchés avec 472 catastrophes durant la période 1995-2015, le continent asiatique est de loin celui qui paie le plus lourd tribut avec la Chine (441), l’Inde (288), les Philippines (274) et l’Indonésie (163). Les tempêtes sont les catastrophes météorologiques les plus meurtrières (242 000 morts) et dommageables aux biens et équipements, mais ce ne sont heureusement pas les plus fréquentes. Avec 47 % des catastrophes climatiques ou liées à la météo, ce sont les inondations les plus récurrentes, représentant quelque 157 000 décès et… 2,3 milliards de personnes impactés, dont une immense majorité en Asie (95 %). Pour finir, économiquement, le rapport met en évidence un déficit de données important. Seulement 35 % des dossiers comprennent des informations sur l’impact économique des catastrophes climatiques. Toutefois, l’UNISDR estime les pertes économiques, dues aux catastrophes, entre 250 et 300 milliards de dollars par an. Un montant qui pourrait peut-être aider à trouver un intérêt plus grand auprès des pays les plus riches, ceux-ci faisant partie des principaux contributeurs au réchauffement climatique global, tout en étant parmi les moins volontaires à prendre des mesures efficaces et contraignantes…
Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 24 novembre 2015 à 10:15
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  • 4 Réponses à "Une addition de plus en plus lourde pour les phénomènes météorologiques"

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      guy 25 novembre 2015 (14 h 57 min)

      …inondations les plus récurrentes… <=== à venir, si l'aéroport de Notre Dame des Landes est construit, inondation de Nantes.44. et de Redon.56.

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      GérardM 25 novembre 2015 (22 h 22 min)

      bonjour, lors du festival international de géographie de St. Dié en 2012, il, a été présenté les différentes catastrophes climatiques enregistrées depuis les 2 ou 3 derniers siècles.
      Ors, il s’avère que la seconde moitié du 20ième siècle a été anormalement épargnée par les phénomènes climatiques catastrophiques. aujourd’hui, les phénomènes oubliés reviennent sans qu’on puisse dire qu’ils sont différents en fréquence ou en intensité que ce qui existait jusqu’alors!
      attention aux manifestations idéologiques qui se retournent contre leurs auteurs

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      Robert Vuillerme 2 décembre 2015 (22 h 07 min)

      Pourquoi dire « phénomènes météorologiques »? Dites tout simplement « météores ». La météorologie est l’étude des météores, c’est à dire de l’ensemble des phénomènes qui peuvent être observés dans l’atmosphère, tels que la pluie, le vent, la grêle, la neige, les éclairs, les ouragans et même les aurores boréales et les étoiles filantes. Il est vrai que mes dictionnaires sont anciens. Les nouveaux l’auraient-ils oublié?

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      Arazil 5 décembre 2015 (22 h 46 min)

      Redonnons à l’eau de pluie la possibilité de reprendre son lit, avec les haies et les zones humides l’équilibre fragile des biotopes!

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