Un mètre de hausse minimum des océans est inévitable

[caption id="attachment_67479" align="alignnone" width="730"] Situation de la banquise arctique en 1980 et 2012 ...[/caption] Dans un récent communiqué, la NASA a qualifié d’inévitable une hausse, d’au moins un mètre, du niveau des océans dans les 100 à 200 prochaines années. Sous l’effet du changement climatique en cours, qui conduit à une hausse globale de la température moyenne à la surface de la Terre, les glaces fondent. Au Groenland, une zone particulièrement suivie par les scientifiques, on estime ainsi qu’au cours de la décennie passée, cette région a perdu quelque 303 milliards de tonnes de glace par an. Au sud, si les volumes sont moindres, l’Antarctique n’est pas en reste avec quelque 118 milliards de tonnes annuelles en moins chaque année. Cette fonte généralisée des glaces voit les océans s’élever déjà de manière sensible. Depuis 1992, leur niveau se serait ainsi élevé de 7,6 cm en moyenne… Alors que les dernières prévisions en la matière, émises par le GIEC en 2013 (groupe d’experts internationaux sur le changement climatique), se prononçaient pour une élévation du niveau des océans de 30 à 90 cm d’ici à la fin du siècle, les données mesurées par les satellites de la NASA sont plus alarmistes. Vivants à moins d’un mètre du niveau des océans actuellement, plus de 150 millions d’individus sont à terme concernés. Ainsi, des zones fortement densifiées comme Singapour, Tokyo ou Dhaka (Bangladesh) seraient impactées. En France, une région comme la Camargue serait sous les eaux ... A noter qu’une telle élévation des océans ne serait pas une première pour la Terre. L’étude des changements climatiques survenus depuis la naissance de la Terre démontre que "… des montées des eaux jusqu’à trois mètres en un siècle ou deux sont possibles si les glaces fondent rapidement" souligne Tom Wagner, un scientifique de la NASA spécialiste des glaces.
Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 08 septembre 2015 à 07:00
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  • 6 Réponses à "Un mètre de hausse minimum des océans est inévitable"

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      Grossmann ingénieur hydraulicien 10 septembre 2015 (8 h 59 min)

      Il serait tout de même utile puisque tout le monde s’accorde à dire que les variations naturelles du climat et les conséquences sur celui-ci des activités humaines vont dans le même sens: celui du réchauffement, que nos experts du GIEC quantifient lequel de ces deux paramètres est le plus déterminant.
      En tout cas si l’homme était majoritairement responsable ne pourrait-on pas chauffer l’habitat autrement qu’avec la combustion? les conséquences du chauffage thermodynamique n’est-il pas de prélever de la chaleur dans notre environnement en le refroidissant?

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      Grossmann ingénieur hydraulicien 10 septembre 2015 (9 h 08 min)

      Puisque tout le monde s’accorde à dire que les variations naturelles du climat et les conséquences sur celui-ci des activités humaines vont dans le même sens: celui du réchauffement, il serait tout de même utile que nos experts du GIEC quantifient lequel de ces deux paramètres est le plus déterminant. En tout cas si l’homme était majoritairement responsable ne pourrait-on pas pour limiter les dégâts chauffer l’habitat autrement qu’avec la combustion? le principe même du chauffage thermodynamique n’est-il pas de prélever de la chaleur dans notre environnement en le refroidissant?

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      ChristianS 12 septembre 2015 (0 h 14 min)

      @ Mr Curial : on envoie un message dont on sait qu’il va faire réagir, puis on répond pour tenter de « vendre sa soupe »… Bien joué!
      Vous dites « La démarche d’un scientifique est : j’observe, j’induis, je tire des lois ; et non j’observe, je crois et j’affirme péremptoirement. » : je pense que si vous « induisez » qqe chose, c’est surtout « en erreur » via cette formulation qui vous ferait presque passer pour un « véritable scientifique » – que dis-je : THE expert !-, à côté de ces « fantaisistes du GIEC », n’est-ce pas ?
      Un peu de modestie ne vous ferait vraiment pas de tort… à moins que votre cerveau vous confère des capacités cognitives qui surpassent non seulement l’intelligence collective d’un groupe de scientifiques spécialisés sur la question, mais en plus celles de super-ordinateurs que l’on fait tourner pour la modélisation du climat : car c’est à partir de ces modèles que l’on démontre – ne vous en déplaise – qu’il faut injecter les effets des activités humaines pour arriver à reproduire les évolutions de T° et des teneurs en GES des dernières décennies. Quand on sait que, déjà en 1997, Deep-blue avait réussi à battre le Gd-maître Kasparov, alors champion du monde d’échecs…
      Alors oui, chapeau bas Monsieur, nous nous inclinons devant tant d’intelligence. Mais qu’attendent-ils donc pour vous engager ? Je me le demande.

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      Bniat40 12 septembre 2015 (13 h 54 min)

      Cette montée des océans, si elle a une partie néfaste, me conviendra parfaitement car j’aurai beaucoup de route à faire pour aller « à la mer » !

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      Robert 16 septembre 2015 (10 h 13 min)

      En ne voulant pas associer le photovoltaïque et l’éolien aux centrales à gaz et charbon, qui sont obligatoires pour pallier à l’intermittence de ces moyens de production, les anti nucléaires seront en partie responsables de l’emballement climatique, dû au co2 qui réchauffe l’arctique,plus que le reste de la terre.
      Déjà maintenant, la fonte de la banquise fin septembre, sur 2 millions de km2 de plus qu’en 1950, provoque un réchauffement considérable de la région arctique. Quand la banquise est absente, les rayons solaires, au lieu d’être réfléchis dans l’espace, sont captés par le bleu de l’océan.
      La quantité ainsi additionnée, représente 8 FOIS toute l’énergie consommée par la terre entière pendant une année, Pétrole, charbon, gaz, électricité, biomasse.
      LA FONTE DE LA BANQUISE, c’est le véritable danger, pour le réchauffement de la planète
      PLUS ON RECHAUFFERA LE POLE NORD,PLUS LA BANQUISE FONDRA ET PLUS CELA CHAUFFERA JUSQU’A L’EMBALLEMENT
      N’utilisons plus de gaz et de charbon pour faire de l’électricité
      Réduisons la production photovoltaïque et éolienne qui est obligatoirement couplée au co2 du gaz et du charbon, tant que l’on ne saura pas stocker à un prix accessible la production électrique intermittente.

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      fred 17 septembre 2015 (21 h 54 min)

      Bonjour,
      « Il serait tout de même utile puisque tout le monde s’accorde à dire que les variations naturelles du climat et les conséquences sur celui-ci des activités humaines vont dans le même sens: celui du réchauffement, que nos experts du GIEC quantifient lequel de ces deux paramètres est le plus déterminant. »

      Pour se faire une idée des variations « normales » de températures à l’echelle du millénaire il suffit de taper sur google « température holocène » et de regarder les courbes
      Mon interprétation personnelle est que depuis 10000 ans la température moyenne baisse plus ou moins régulièrement et que sans intervention humaine nous serions vraisemblablement à la fin d’une très lègére augmentation passagère.
      Si on observe ces courbes on peut quand même remarquer une rupture sans commune mesure avec les phénomènes des 10000 ans précédents
      pour moi l’influence haumaine est comprise entre 80% et 120 % selon que l’évolution naturelle du climat ait été une legere augmentation ou une légère diminution.
      « En tout cas si l’homme était majoritairement responsable ne pourrait-on pas chauffer l’habitat autrement qu’avec la combustion? les conséquences du chauffage thermodynamique n’est-il pas de prélever de la chaleur dans notre environnement en le refroidissant? »
      Non le principe du chauffage thermodynamique est de déplacer la chaleur, à l’échelle d’un systéme contenant la planete et ses habitations ce déplacement (si il se faisait sans consommation d’energie) serait neutre.
      Le seul moyen réellement « bon » pour se chauffer c’est d’isoler.

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