Bussana Vecchia, de tragédie à créativité

La Terre a tremblé le 23 février 1887 à Bussana Vecchia. Ce séisme d'une magnitude située entre 8 et 9 a détruit la presque totalité du village et tué 53 des 820 habitants. Il s’agit du plus important séisme enregistré dans cette région.

Un autre village a été établi plus bas sur la même colline sous le nom de Bussana (ou Bussana Nuova) et dont l’église est une réplique plus imposante de celle de Bussana Vecchia. Bussana Vecchia a été totalement abandonné pendant plusieurs années. En 1947 des gens de différentes régions ont commencé à s’installer à même les ruines de ce “village fantôme”, les autorités se sont interposées pour empêcher l’installation permanente qui avait commencé. Mais les nouveaux arrivants ont repoussé a maintes reprises les tentatives d’expulsion et les autorités ont fini par céder et permettre à ceux qui le voulaient de reprendre “possession” des lieux. C’est ainsi qu’est né ce qu’on appelle aujourd’hui le “Village International des Artistes” ! Cette communauté grandit petit à petit au fil des ans et le village se transforme d’une façon toute à fait originale.

Mise à jour (23 mai 2015) : Le village de Bussana Vecchia est situé sur la commune de San Remo en Italie, à environ 1h de route depuis Nice. Je vous invite à visionner les photos faites en ce lieu peu ordinaire au cours de mes visites et stages photographiques. Cheers! Norm
Article écrit par Normand (voir la biographie)
le 13 mai 2015 à 03:55
13 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2015
Les derniers articles de l'auteur :
  • Villecroze dans le Var, ses grottes, ses chutes, son charme
  • La Grande Évasion au Col de la Bonette
  • La Chartreuse de la Verne : vestiges dans la forêt
  • 12 Réponses à "Bussana Vecchia, de tragédie à créativité"

    • comment-avatar
      Alexandre Oberlin 14 mai 2015 (22 h 39 min)

      Bravo pour cet article et les photos. J’ai visité ce village la première fois après y être monté à pied en pleine nuit, au clair de lune et sans trop savoir où j’allais, depuis Bussana où je campais. Souvenir fantastique !

    • comment-avatar
      René Hüsser 16 mai 2015 (9 h 40 min)

      Merci pour cet article. Visité ce village en pleine époque hippie, artistes en dehors du temps, totalement déconnectés et encore très peu nombreux à cette époque. Un très beau dépaysement à quelques lieues du tumulte touristique du bord de mer. Egalement de fabuleux souvenirs.

    • comment-avatar
      Gaëtan 16 mai 2015 (17 h 27 min)

      Bonjour, je suis très heureux de découvrir le reportage photos, mon amie et moi avons visité ce beau village d’Italie avec une splendide vue sur la Mer, pour nous, nous trouvons que cela représente un acte extraordinaire d’avoir redonné vie à un lieu aussi beau ! Il y a tout au long des ruelles une véritable Âme qui circule, ensuite il y a une énergie développée part tous ses artistes, les commerçants et les amoureux de pierres. Voilà notre avis après avoir vraiment visité le lieu, et pas sur un magazine. À voir et revoir ! Il est vraiment dommage de lire les deux derniers messages critiques qui ont été déposer, si négatif et surtout amer, mais bon il en faut bien juste pour pouvoir y répondre. Non seulement ils ne connaissent pas beaucoup l’histoire du village et des propriétaires anciens et nouveaux ? mais peut-être encore moins l’histoire de tous les tremblements de Terre, à cette magnitude, les villages qui existent autour aujourd’hui seraient dans le même état. Et pour un peu d’historique, avant de telles critiques, qu’ils cherchent le nombre de vielles et villages reconstruits sur les mêmes lieux où à proximité, sont reconstruits, pour leur mémoire Bussana Nuova et juste à quelques km ? Du reste nous sommes très heureux, comme beaucoup, d’allée à plusieurs reprises, pour y déposer un peu d’Euros auprès des commerces et artistes, il faut sortir avec des yeux plus complaisants pour cela ! Merci infiniment pour votre reportage !

      • comment-avatar
        Normand 16 mai 2015 (18 h 08 min)

        Bonjour !

        Merci pour ce commentaire très juste et réaliste. Vous mentionnez que le village à une âme et je suis tout à fait d’accord. Il y a là-bas quelque chose de vrai, d’authentique, et ça se ressent. Je penses que les habitants sont l’essence même de ce sentiment.

        Un commentaire négatif ou une critique vient souvent d’un manque d’information. À ce titre, j’ajoute qu’il n’est aucunement question de pillage ou de vol de la propriété d’autrui. En fait, les habitants se sont installés un peu plus loin (et même ailleurs) pour y refaire leur vie. Plus tard, il a été possible pour ceux qui le voulaient, de reprendre possession de leur bien ou de le laisser dans l’état pour être « repris » par qui veut bien s’y installer et rebâtir à sa façon. D’ailleurs, il y a là des résidences absolument magnifiques et le fruits d’années de travail et d’efforts pour celui ou celle qui en avait envie. De façon volontaire et en toute connaissance de cause, bien sûr. Pratiquer un sport extrême implique aussi une part de risque. C’est un choix.

        Pour ce qui est des risques d’un autre séisme, il ne faut pas oublier que le tremblement de terre de 1887 a touché toute une région sur des kilomètres à la ronde. Bussana Vecchia a subi le pire car il était à l’épicentre et sur un sol fragile. Même la région de Nice se trouve dans une zone dite « à risque ». Mais voilà, la vie continue. Quant à abandonner définitivement une ville pour cause de tremblement de terre, ça semble impossible. On a qu’à penser à San Francisco en 1906 !

        Norm

    • comment-avatar
      Laurenzerl 16 mai 2015 (20 h 39 min)

      très belles photos, ça dédommage des deux derniers commentaires débiles

    • comment-avatar
      Laurenzerl 16 mai 2015 (20 h 40 min)

      PS: Je voulais dire ceux du dessus avec le squat et le deuil

    • comment-avatar
      guyD 17 mai 2015 (11 h 29 min)

      Bonjour,

      Ce qui est extraordinaire aujourd’hui avec les nouvelles générations formées à la COM, c’est l’absence du souci d’autrui . Quand bien même l’information utile n’est pas offerte, l’autre doit comprendre. Ainsi dans le cas présent, Où est Bussana Vecchia ? Il va de soi que chacun connaît Bussana Vecchia. Évidement ceux qui connaissent trouvent naturel que « les autres » connaissent aussi Bussana Vecchia. Pas gêné par cette critique, certains me diront que puisque je ne connais pas je pourrai faire l’effort de m’informer d’autant qu’avec internet c’est facile… Je leur répondrai que celui qui s’adresse à moi doit se soucier de me situer même grossièrement cet localité. Encore si ce village faisait partie de la culture commune (que l’éducation Nationale s’emploie à détruire depuis mai 68) mais ce n’est pas le cas.

      Dans l’avenir chacun se trouvera confronté à ce genre d’information basée sur un présupposé : l’autre doit ME comprendre par principe. C’est ce que Natacha Polony identifie sous la connivence. Au delà, le débat, la contradiction ne peut plus avoir de sens dès lors que chacun considère que l’autre ne peut – que – penser comme lui. C’est à cela qu’aboutissent les effets redoutables de l’idéologie. Derrière cet oubli qui apparaîtra à beaucoup comme anecdotique se cache un enjeu de taille. Comprenne qui pourra.

    • comment-avatar
      CATHY Perronnet 20 mai 2015 (18 h 48 min)

      Tout d’abord je vous remercie pour avoir attiré l’attention sur ce village et la façon dont certaines personnes ont décidé de le faire revivre. Il y a du reste d’autres cas semblables. Il est certain que ceux qui choisissent un tel mode de vie doivent posséder des qualités bien particulières: goût pour la simplicité, l’authenticité, l’effort, l’esprit d’entreprise, le courage de partir de rien etc…. Je respecte et admire cette démarche que je ne ferais certainement pas.
      Les deux commentaires haineux et négatifs me semblent hors sujet et mélanger plusieurs choses. Mais il faut de tout pour faire un monde, on est bien d’accord.
      Par contre, pour la présentation du sujet je suis d’accord avec la critique faite par GuyD, même si je la trouve un peu excessive. Si vous voulez être pris au sérieux, il faut présenter correctement ce dont vous parlez et dans ce cas précis, commencer par situer géographiquement l’endroit que vous décrivez. C’est une question de respect pour la personne qui lit l’article et aussi de professionnalisme. Merci encore.

      • comment-avatar
        Normand 20 mai 2015 (22 h 25 min)

        Bonjour,

        Merci beaucoup pour votre commentaire, j’en tiendrai compte avec grand plaisir lors de mes prochains billets.

        Norm

    • comment-avatar
      VINCENS 23 mai 2015 (20 h 08 min)

      Formidable.. j’ai très envie d’y aller.. mais je ne sais pas comment (je rejoins là Cathy P. et je ne suivrai pas du tout les avis des deux « grincheux » ci-dessus qui mélangent tout mais ceux de toutes ces personnes qui ont l’esprit ouvert et l’âme généreuse..

      • comment-avatar
        Normand 23 mai 2015 (20 h 28 min)

        Bonjour,

        Le village de Bussana Vecchia est situé sur la commune de San Remo en Italie, à environ 1h de route depuis Nice. Il faut simplement prendre la A8 qui devient A10/E80 jusqu’à la sortie Arma di Taggia. Continuer sur Via Beglini. Prendre SS1bis et Via Frantoi e Canai en direction de Str. Bussana Vecchia à San Remo. Il y a des affiches indiquant le village à plusieurs endroits.

        Bonne route et je vous souhaite une très belle journée à Bussana Vecchia.

        Norm

    • comment-avatar
      guyD 24 mai 2015 (19 h 22 min)

      Merci Cathy Perronnet et merci Normand.
      L’ un des grincheux c’est moi et j’assume tout à fait, car il est de plus en plus fréquent que les émetteurs de COM omettent l’essentiel. C’est sans doute l’individualisme galopant et l’effet engendré par les réseaux qui provoque cela. Ceux à qui l’on s’adresse sont comme soi, il n’y a donc rien à leur expliquer. N’avez vous pas le souvenir d’affiches dont le sens vous échappait totalement ? Cette perte de sens a pour effet d’exclure celui qui ne sait pas déjà. Je trouve cela irritant, quand bien même je serai le seul à dépasser ce que beaucoup vont considérer comme un détail, je crois que c’est révélateur d’une nouvelle manière de « communiquer ».
      Bien sûr j’ai fait comme Normand et je suis allé chercher l’INFO, mais comme le suggère Cathy il eut été naturel que l’article situe – un peu – l’endroit, quand même…

    Laisser un commentaire

    Votre courriel ne sera pas affiché.