Plus de places de stationnement pour l’autopartage à Paris

[caption id="attachment_66999" align="alignnone" width="730"] 110 Toyota Yaris hybride, fabriquées en France, rejoindront la flotte de véhicules parisiens en autopartage[/caption] Les pics de pollution rappellent la majorité d’entre nous à l’ordre quant à notre relation à l’automobile. Pour aller au travail, la voiture est en effet souvent privilégiée, y compris à destination des villes correctement desservies par les transports en commun. Facteur aggravant, la plupart des conducteurs sont seuls dans leur véhicule… Pour tenter de convaincre ces personnes de délaisser leurs véhicules au profit des transports en commun, la ville a notamment initié un service d’autopartage dénommé Autolib. Avec ce service, la ville entend proposer un véhicule pour une courte période aux Parisiens mais aussi aux banlieusards qui viennent y travailler. Bien que géographiquement limité à Paris et à la petite banlieue, la souplesse de fonctionnement et la "garantie" de trouver une place de stationnement facilement dans la capitale font qu’Autolib compte aujourd’hui plus de 70 000 abonnés actifs. Néanmoins, parallèlement à Autolib, des offres d’autopartage de taille réduite cohabitent tant bien que mal. En proposant généralement un service plus complet, avec la possibilité de disposer d’une voiture ou d’un utilitaire (pas forcément électrique, donc sans problème d’autonomie) à petit prix pour quelques minutes, une heure, une journée ou plus, elles permettent de s’affranchir des limites d’Autolib. Le véhicule peut être réservé à l’avance comme au dernier moment, via internet et ou son smartphone, en accédant au véhicule via sa carte d’abonné. Toutefois, jusqu’à présent, la plupart de ces solutions alternatives sont confinées aux parkings souterrains, avec la difficulté à se faire connaître que l’on imagine. Conscient de cette problématique et voulant démocratiser l’autopartage, la ville de Paris va proposer à ces structures, dès cette année, quelques 200 places de stationnement dans les rues, sous forme de concessions pluriannuelles. Certes les grincheux diront que cela va encore réduire les places de stationnement disponibles. Depuis le début des années 2000, elles ont effectivement fortement régressé, passant de 200 000 à 150 000 aujourd’hui, notamment sous la pression des Vélib et autres Autolib, mais la baisse de la pollution parisienne ne pourra se faire sans une baisse de notre dépendance à l’automobile.
Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 23 mars 2015 à 01:51
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