A Toulouse, la première résidence privée à énergie passive

[caption id="attachment_64588" align="alignnone" width="696"] A Toulouse, la première résidence privée à énergie passive[/caption] A Toulouse, le promoteur Urbis Réalisations vient de livrer une opération de 121 logements. L'un des bâtiments collectifs, baptisé l'Hémera, est une résidence à énergie passive (BEPAS) selon le principe du label allemand PassivHaus. Il s’agit de la première résidence privée à énergie passive livrée en France. « Des bailleurs sociaux ont déjà crée ce type de bâtiments, mais pour le secteur privé, c’est la première résidence passive en France », précise Cyrille Thonnelier, directeur général d’Urbis Réalisations. Ce bâtiment comporte 22 logements traversants de 2 à 5 pièces. «Par rapport au BBC, le passif est deux fois moins énergivore. L’Héméra peut atteindre une consommation énergétique de 15 kwh/m2/ an pour le chauffage contre 30 pour les bâtiments basse consommation .Cela permet une réduction de 300 € en chauffage annuel en moyenne par rapport à un appartement de type T3 de 60 m2 en BBC », souligne Cyrille Thonnelier. Les choix architecturaux Pour atteindre ce niveau de consommations énergétiques, une conception architecturale bioclimatique (architecture qui souhaite tirer le meilleur parti des conditions d'un site et de son environnement) a été associée à des équipements à haute performante énergétique. Le bâtiment est équipé d’une chaudière collective gaz naturel à condensation couplée à une pompe à chaleur gaz naturel à absorption. Aussi, le dispositif de chauffage est relié au système de VMC double flux qui récupère l’air chaud en hiver et en été qui permet de faire baisser la température. Aussi, la production d’eau chaude solaire est assurée par des panneaux solaires posés en toiture. « Au-delà de la construction bioclimatique, nous avons travaillé le confort été et le confort d’hiver notamment via l’installation des loggias extérieurs, l’isolation et le traitement des ponts thermiques en veillant à la liaison des coursives avec le bâtiment », a indiqué l’architecte Hérvé Saintis de l’agence d’architecture ABC. Ce bâtiment préfigure les bâtiments de demain en allant plus loin que les exigences actuelles de la RT 2012 sans pour autant s’inscrire dans la prochaine RT 2020 avec les bâtiments Bepos (Bâtiments à énergie positive) qui consomment moins d’énergie qu’ils n’en produisent. « On a souhaité s’intéresser dans un premier temps à la sobriété énergétique pour ce bâtiment », justifie Cyrille Thonnelier. La construction de ce bâtiment présente un surcoût de 15% par rapport a un bâtiment BBC.
Article écrit par Deborah (voir la biographie)
le 06 novembre 2013 à 07:00
73 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2013
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  • 10 Réponses à "A Toulouse, la première résidence privée à énergie passive"

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      Berthoumleu 6 novembre 2013 (13 h 03 min)

      Bonjour,

      Ou est cette résidence dans Toulouse je ne vois pas. Merci

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      Maugis 6 novembre 2013 (18 h 18 min)

      Cette opération prévoit-t-elle une toiture végétalisée ?
      F. MAUGIS.

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      Etiévant B. 6 novembre 2013 (19 h 12 min)

      Bonjour,
      Quel est la fourchette des prix moyens au m² de ces logements ?

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      Jean-Luc Coupel 7 novembre 2013 (9 h 42 min)

      Si on part sur un logement BBC à 200 000 euros, on a un surcoût à la construction de 15% pour un appartement à énergie passive soit 30 000 euros. Et on économise 300 euros de chauffage par an.
      D’où un amortissement du surcoût sur 100 ans…

      Toutes les solutions « industrielles » me paraissent toujours chères, voire très chères et non amortissables sur une durée de vie normale même en considérant une augmentation importante du coût de l’énergie.

      Jamais on ne pourra loger toute la population d’un pays dans ce type de bâtiment me semble-t-il ?

      Qu’en pensez-vous?

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      open-dream.org 7 novembre 2013 (12 h 48 min)

      une résidence à énergie passive ???

      alors que le bâtiment est équipé d’une chaudière collective gaz naturel à condensation couplée à une pompe à chaleur gaz naturel à absorption.

      Passif, pour moi, c’est sans tout ça, un éventuel petit (tout petit) poêle à bois.
      Solaire passif par les vitrage, chaleur des appareils ménagés, des luminaires, et, des occupants.

      Olivier

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      yaka52 10 novembre 2013 (11 h 33 min)

      je ne comprends pas très bien ces calculs:
      je cite: »L’Héméra peut atteindre une consommation énergétique de 15 kwh/m2/ an pour le chauffage contre 30 pour les bâtiments basse consommation .Cela permet une réduction de 300 € en chauffage annuel en moyenne par rapport à un appartement de type T3 de 60 m2 en BBC », souligne Cyrille Thonnelier. »
      donc chauffage annuel pour un appart de 60 m2= 15kwh/60m2/an =900 kwh. Le coût annuel est donc( prix du kwh de EDF de 0,12 euro) de 900 x 0,12 e= 108 euro.
      300 euros de moins que le BBC. En BBC donc la facture est de 400 euros, 4 fois plus!! Cherchez l’erreur! Dans l’article, le BBC est en moyenne de 30 kwh/m2/an, soit le double seulement et non le quadruple!!!

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      Nicolas 11 novembre 2013 (14 h 47 min)

      Bonjour,

      @ Open dream
      dans l’article il est écrit qu’elle consomme 2 fois moins que les BBC, donc elle consomme.Elle n’est pas passive au sens commun du terme. Mais elle consommne très peu, donc elle répond aux critères « PassivHaus ». Elle est passive selon ce label :

      Trois critères permettent de déterminer si un bâtiment peut obtenir la labellisation « bâtiment passif / Passivhaus® » :

      • Besoins en chauffage < 15 kWh/(m².a) ou puissance de chauffe < 10 W/m²

      • Étanchéité de l’enveloppe : n50 ≤ 0,6 h-1

      • Besoins en énergie primaire totale (électroménager inclus) < 120 kWh/(m².a)

      Issu de http://www.lamaisonpassive.fr/spip/spip.php?article8

      @ Mr Coupel
      Il n'y a pas que l'amortissement à prendre en compte dans ce domaine, il s'agit aussi d'un impact écologique qui n'est pas chiffré ni chiffrable je pense.

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      Luis Carreira 11 novembre 2013 (20 h 13 min)

      Le label PassivHaus est un des plus sévères qui existe depuis le début des années 2000. C’est une bonne chose à faire pour l’environnement et pour le budget annuel énergétique des occupants. La facture de chauffage, surtout à Toulouse, ne sera jamais très importante. N’empêche, voir diminuer de 50% sa facture énergétique, c’est toujours ça d’économisé. C’est dommage de le faire avec du gaz, énergie fossile qui ne cesse d’augmenter ces dernières années et qui connaîtra encore de fortes augmentations. L’utilisation au pire d’une PAC air/eau fonctionnant à l’électricité aurait été plus judicieuse, couplée avec un plancher chauffant solaire, vue la clémence du climat toulousain. Une installation photovoltaïque aurait été la cerise sur le gâteau, permettant un amortissement plus rapide des surcoûts énergétiques.

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      rené 12 novembre 2013 (9 h 57 min)

      Je pense comme Open-Dream, par ce concept on consomme tout de suite, (sous une forme différente), ce que on aurait eu à consommer dans l’avenir, même si il y a économie de matière, le grand gagnant c’est les banques qui prêtent plus, les perdants: les plus « pauvres » et si on pensait SOBRIÉTÉ HEUREUSE ( Pierre Rabhi ).
      René

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      Thierry Laval 16 novembre 2013 (21 h 26 min)

      Comme dab !!! On se gausse en 2013 de maison passive en France alors que des concours d’architectes et des réalisations de maisons positives (sic….)voient le jour depuis presque 15 ans!!!!?
      alors, on continue sur la lancée ou…. ?!

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