L’Hydrolien, l’autre énergie renouvelable

[caption id="attachment_960" align="aligncenter" width="718"] hydrolienne, projet au large de cherbourg[/caption] Les énergies renouvelables devraient, demain, prendre le relais des énergies fossiles aujourd'hui exploitées. Quand les réserves de pétrole seront taries, et que le charbon aura été jugé trop polluant, il faudra alors se tourner vers d'autres sources d'énergie. Tous les pays ne disposant pas de la technologie nucléaire, ils se tourneront alors vers les énergies renouvelables. Malheureusement, trop souvent, le "terme énergies renouvelables" se résume dans l'imaginaire collectif aux seuls panneaux solaires et aux éoliennes qui fleurissent dans nos campagnes. A la rigueur, la géothermie peut y être associée. Et encore… Pourtant, les énergies renouvelables peuvent prendre 1000 formes, et c'est sur l'une d'elles que nous nous attardons ici : l'énergie des courants marins. Comme le vent, les courants marins représentent une force en mouvement permanent, un mouvement qui ne demande qu'à être exploité. C'est ainsi que dans la Manche, au large de Cherbourg, là où les sites nucléaires controversés de Flamanville et de La Hague ont acquis de sinistres notoriétés, un site a été choisi pour accueillir un gigantesque champ d'hydroliennes. Des hydroliennes, comme leur nom l'indique, fonctionnent sur le même principe que les éoliennes à une différence près : ce n'est pas le vent qui fait tourner leurs pales, mais les courants marins. Le site de Cherbourg n'a d'ailleurs pas été choisi au hasard puisqu'il est balayé par le "raz Blanchard", soit un courant de marée comptant parmi les plus puissants d'Europe dont la vitesse peut atteindre 5 à 6 mètres par seconde. Autre point positif : alors que le vent permet à une éolienne de produire de l'électricité 2000 heures par an, les courants permettent aux hydroliennes de produire du courant 3500 heures par an. Ainsi, un projet pharaonique prévoit d'installerd'ici 2025 ou 2030  de 1000 à 1500 de ces turbines d'une quinzaine de mètres de diamètre, scellées sur des socles de 800 tonnes. Et le potentiel de cette installation inédite est conséquent, puisqu'il équivaudrait à la production du réacteur EPR de Flamanville, si toutefois celui-ci entre un jour en service… Avant d'observer un champ d'hydroliennes au large de Cherbourg, il faudra tout de même attendre quelque peu : à l'heure où ces lignes sont écrites, EDF teste quelques exemplaires au large de la Bretagne, et seuls l'Ecosse, le Canada et la Corée se sont lancées dans la production de cette énergie renouvelable, à de modestes échelles. Alors, la France sera-t-elle un précurseur dans ce domaine ? Réponse dans 20 ans…
Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 11 janvier 2013 à 08:00
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