Drones et centrales nucléaires : Greenpeace s’interroge et s’inquiète

[caption id="attachment_66609" align="aligncenter" width="700"] Site de La Hague – Piscine Source Greenpeace[/caption]

Pour l'instant le mystère des survols de certains sites nucléaires par des drones reste entier. Mise à part l'interpellation de trois personnes aux abords de la centrale Belleville-sur-Loire dans le Cher, personnes qui ne semblent pas être liées à la vague de survols, aucune piste officielle n'est pour le moment évoquée par les pouvoirs publics.

 Greenpeace, coutumière des actions spectaculaires, notamment avec des actions de pénétration de certains sites nucléaires, a démenti fin octobre toute implication à ces survols. A cette occasion, Yannick Rousselet, Chargé de campagne nucléaire à Greenpeace a rappelé que : « Greenpeace agit à visage découvert et revendique ses actes. Ce fut le cas en 2012 lors, successivement, d’un survol de La Hague par un drone ou de la centrale du Bugey par un paramoteur. ». Dans ce même communiqué, Greenpeace fait état de son inquiétude en mentionnant que le même jour, plusieurs centrales, très éloignées les unes des autres, ont été survolées, ce qui suggère un certain niveau d'organisation et de logistique.

 Lors d'un autre communiqué, l'ONG s’inquiète de la vulnérabilité de certaines installations qui composent les sites nucléaires. Ce communiqué est une réponse directe à la Ministre de l'écologie Ségolène Royal qui a récemment déclaré qu'elle « ne laissera quiconque porter atteinte à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires ». Ainsi, Greenpeace met l'accent sur la vulnérabilité du système des piscines de désactivation. Ces piscines peuvent renfermer plusieurs centaines de tonnes de combustibles usés dans différents états de désintégration radioactive. Toujours selon Greenpeace, alors que les cœurs des centrales doivent répondre à des normes de sécurité vis à vis des chutes d'engins volants, ces normes ne s'appliquent pas aux piscines d'entreposage. En s'appuyant sur un rapport publié en 2012, Greenpeace précise qu' « une chute aérienne pourrait couper la centrale des sources d’approvisionnement électrique situées à l’extérieur du site et, simultanément, empêcher les groupes électrogènes de secours sur le site de fonctionner. Dans une telle situation, la centrale devrait faire face à une coupure de courant prolongée, et le refroidissement du réacteur et des piscines de désactivation ne serait plus assuré. ».

 Actuellement, des drones de tailles moyennes sont capables de transporter des charges de quelques kilogrammes. En conclusion, Greenpeace a indiqué s'être rapprochée de l’Autorité de sûreté nucléaire, de la sécurité d’Areva et du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité pour avoir des explications au sujet de ces survols.

2 Réponses à "Drones et centrales nucléaires : Greenpeace s'interroge et s’inquiète"

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    J-B 19 novembre 2014 (18 h 03 min)

    Heureusement que Greenpeace maintient la pression auprès de l’autorité de sûreté nucléaire… notre devenir en dépend.

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    Raymond 22 novembre 2014 (3 h 37 min)

    Plus dangereux qu’un drone, un pigeon djihadiste muni d’une ceinture d’explosifs !… Mais les gendarmes auraient (paraît-il) été autorisés à abattre les drones et seraient pour cela équipés de fusils de chasse… Les pigeons ne passeront pas !!! (ou alors à la casserole, avec des petits pois).

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