Notre dette s’aggrave !

Que faisiez-vous le jeudi 13 août dernier ? Quoi que ce fût, c’était hors des ressources naturelles que la Terre peut renouveler en un an. Le 13 août marqua en effet le funeste « jour de dépassement » de cette année : la journée où notre consommation dépasse la capacité de production de notre planète sur un an. Nous puisons dans les réserves de la Terre lorsque la consommation combinée de toutes les activités humaines (l’empreinte globale) bascule au-delà de la capacité de la planète à se régénérer et à absorber les déchets (biocapacité). Par exemple, on pêche plus de poissons qu’ils ne pourront se reproduire, amenuisant les ressources année après année. En 2015, il ne nous a fallu que 8 mois pour dépasser la biocapacité de la Terre. C’est en 1970 que nous basculons dans la dette écologique : pour la première fois nous consommons plus que nous ne le pouvons, et depuis le 23 décembre 1970 nous vivons à crédit. Aujourd’hui, selon les calculs de l’organisation non gouvernementale et non lucrative Global Footprint Network, il nous faudrait 1,6 planète pour soutenir notre mode de consommation. Le problème principal est notre empreinte carbone. En effet plus de la moitié des efforts de la Terre se vouent à l’absorption du dioxyde de carbone que l’on émet. Cependant l’ONG rappelle que bien que, de par le changement climatique, le Co2 apparaisse comme le danger le plus important ; la réduction des forêts, la surpêche, la surexploitation des minerais et l’extinction d’espèces animales par l’homme le sont tout autant. Malgré tout, Mathis Wackernagel, fondateur de l’ONG et cocréateur du modèle de calcul, n’est pas défaitiste. L’objectif du sommet sur le changement climatique (COP21), qui doit se dérouler à Paris en décembre, de contenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C par rapport aux températures de la période précédant la Révolution Industrielle, impliquerait que les émissions de carbone soient réduites de 30 % d’ici 2030. Ainsi, d’après les calculs de Global Footprint Network, le « jour de dépassement » reculerait au 16 septembre, sous réserve que le reste de notre empreinte globale continue à se développer au même rythme. C’est un pari possible : le Danemark, depuis 1990 a réduit ses émissions de 33 %. Si nous avions suivi son exemple le « jour de dépassement » aurait eu lieu, cette année, le 3 octobre.
Article écrit par Marine (voir la biographie)
le 05 septembre 2015 à 05:19
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      Robert 16 septembre 2015 (21 h 41 min)

      On vide les mers à cause de la surpêche.
      Si l’on était moins nombreux à devoir manger, on serait moins obligé de prélever du poisson, et tout le reste.
      L’humanité est passée de 1 milliard d’habitant vers 1850 à 7 milliards vers 2015
      Multiplier par 7 la population de la terre en 165 ans EST-CE RAISONNABLE ?
      On dit que: Dieu avait dit, croissez, multipliez vous, et peuplez la terre
      IL n’a jamais dit surpeuplés la terre
      Une façon de réduire la population de la terre en douceur, serait de faire découvrir à chaque couple que le nombre idéal d’enfants est de 2 par famille.
      Avec les couples qui n’auraient qu’un enfant, et ceux qui ne pourraient ou ne voudraient pas en avoir, la population de la terre baisserait doucement. On pourrait ensuite vers les 4 ou 5 milliards d’habitants, décider de stabiliser ce chiffre
      C’est sûr, on consommerait moins qu’à 10 milliards. Cela serait plus facile, d’assurer le suffisant à tout le monde.
      A SI LES HUMAINS ETAIENT RAISONNABLES

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      Gérard Mauget 17 septembre 2015 (11 h 41 min)

      la dette de notre pays ne cesse de s’aggraver ce qui revient à dire que nous vivons au dessus de nos moyens et que les « grands » au pouvoir sont incapable d’une politique courageuse ! pourquoi voulez vous qu’ils s’intéressent à la dette environnementale ?

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