Le GIEC ne fait plus recette

C'est dans une sorte d’indifférence générale que le célèbre Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) (1) a rendu public le 31 mars dernier son rapport intitulé Changements climatiques 2014: conséquences, adaptation et vulnérabilité. Il est bien loin le temps où la sortie d'un nouveau rapport du GIEC faisait pendant plusieurs jours la une des médias.

 Même si le Groupe d'experts ne le formule pas explicitement, il semble acter que limiter le réchauffement climatique à 2° Celsius d'ici à la fin du siècle est désormais un objectif quasi impossible à atteindre. Il est vrai que malgré Kyoto et Copenhague les concentrations de gaz à effet de serre (GES) maintiennent sans faiblir, d'année en année, leur progression. L'année 2013 a vu, pour la première fois, les mesures de la station de Mauna Loa à Hawaii, atteindre le seuil symbolique des 400 ppm (2) en concentration atmosphérique de CO2. Les premiers mois de 2014 confirment que ce pic isolé est en train de devenir la moyenne planétaire. Chaque année, les concentrations atmosphériques de CO2 augmentent de 1,5 à 2,5 ppm et, si la tendance de la dernière décennie se maintient, le seuil fatidique des 450 ppm devrait être atteint avant 2040.

 Il est vrai qu'avec le nouvel « eldorado » des gaz et pétrole de schiste l'avenir immédiat des combustibles fossiles reprend des couleurs. Et, d'une part l'extraction de ces combustibles dits « non conventionnels » est une source non négligeable d'émission de GES (fuite de méthane, ballet incessant de camions,...) et d'autre part, l'arrivée sur le marché de ces nouveaux produits a tendance à faire chuter les prix des autres énergies fossiles, notamment le gaz et surtout le charbon. Chaque tassement des prix des énergies carbonées est un frein aux investissements nécessaires à la mise en place d'une vraie transition énergétique non carbonée.

 De fait, une grande partie des travaux du GIEC est désormais concentrée d'une part à affiner les conséquences régionales, voire même locales du changement climatique et d'autre part à détailler les mesures de prévention et d'adaptation à déployer pour les décennies à venir. Lors de la publication du rapport, Michel Jarraud, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a déclaré : «Dans les décennies à venir, le changement climatique aura surtout des conséquences néfastes pour les villes et les infrastructures, les migrations et la sécurité, les écosystèmes et les espèces animales et végétales, la santé publique et l'approvisionnement en eau, pour ne citer que quelques exemples. Nous assisterons à une acidification accélérée des océans ainsi qu'à des sécheresses, des crues et des vagues de chaleur extrêmes. Les populations démunies et vulnérables seront les plus touchées ».

 1 – L’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont créé, en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le GIEC est un organe intergouvernemental qui est ouvert à tous les pays membres de l’ONU et de l’OMM.

 2 - ppm : initiales de « partie par million » soit le nombre de molécules de gaz à effet de serre pour un million de molécules d’air. 

19 Réponses à "Le GIEC ne fait plus recette"

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    liberal-caca 12 avril 2014 (12 h 29 min)

    Et voila, le monde économique se fiche bien des conséquences de ses activités polluante.Le monde économique actuel ne sera plus là quand les vraies conséquences des « conneries »actuelles serons bien présentent.Espérons que leur descendance les maudisse à jamais!!

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    Alain AGO 12 avril 2014 (19 h 24 min)

    C’est vrai qu’à force de crier au loup… Mais j’observe que le GIEC signale – en passant- que la valeur à Hawaï est plus élevée qu’ailleurs… pourquoi? parce que c’est une zone volcanique! et si l’on relève toutes les zones volcaniques émettrices de CO2, qu’on y ajoute les « fontaines ardentes » qui font la joie des touristes mais émettent en continu du Méthane, et surtout, surtout, qu’on y ajoute les incendies de forêts, volontaires (de loin la majorité au Brésil et en Indonésie) ou accidentels, alors on calcule facilement que la production de CO2 dit anthropique est négligeable ! eh oui ! 1 hectare de forêt qui brûle (disons en 15 jours) émet autant de CO2 que 100 automobiles en 1 an ! (avec le kilométrage moyen français de 11000 km/an). Rien qu’en Europe, les incendies de forêts émettent presque autant que le parc automobile. Aux USA, beaucoup plus, et au niveau mondial, plus encore… alors la culpabilisation du bon peuple d’automobilistes-téléspectateurs par des « experts » manipulés… ; de plus les « experts » du GIEC ont d’emblée décidé de ne pas tenir compte de la vapeur d’eau…, alors que c’est elle qui pilote la température locale ! d’autre part, il n’est pas factuellement établi que les pics locaux de CO2 et de CH4, ou de H2O d’ailleurs, se moyennent à courte et encore moins grande distance ! et quant à moyenner les températures résultantes! voilà des millénaires qu’il fait plus chaud au Gabon (à cause de l’effet de serre dû à la vapeur d’eau!) qu’en Finlande, mais leurs températures respectives ne se sont jamais moyennées… Tout ce tintamarre sur un prétendu réchauffement est un prétexte qui prépare surtout le chaland, en le culpabilisant, à devoir se passer de sa voiture quand il n’y aura plus de pétrole – dans 46 ans -… Le GIEC et la menace de l’engloutissement de certaines zones auront été une grande arnaque, et en tout cas une fabuleuse erreur. Ce qui ne veut pas dire que la planète ne se réchauffe pas, localement dans l’espace et dans le temps, comme elle l’a déjà fait cent fois durant les ères écoulées, mais pour de toute autres raisons que le CO2 anthropique culpabilisant… La science et certains de ses tenants au service de quelques pouvoirs politiques… Tant mieux si le dernier rapport du GIEC n’émeut plus personne !

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    Passonsauxsolutions 12 avril 2014 (20 h 22 min)

    Y a pire sourd que celui qui ne veux pas entendre. J’espère que la dernière goutte de pétrole sera pour vous. Dommage que l’on ne puisse scinder notre planète en deux. Les sceptiques seraient rôtis seuls. Mais un sceptique au US pollue pour 20.

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    Claude Villeneuve 12 avril 2014 (20 h 50 min)

    De toute évidence, le précédent commentateur ne sait pas de ce dont il parle et il n’a pas lu la littérature scientifique pertinente. Pour avoir l’heure juste sur les sources de carbone et sur le cycle du carbone dans son ensemble, basé sur une revue de la littérature scientifique mondiale au cours des cinq dernières années, le meilleur ouvrage est le chapitre 6 du rapport 5 du groupe de travail 1 du GIEC. Chaque papier cité y est correctement mis en référence et les incertitudes correctement quantifiées. Bien sûr, si vous ne faites pas confiance au GIEC, vous pouvez vérifier chacune des références individuellement. Bonne chance!

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    Jérôme 12 avril 2014 (22 h 00 min)

    Il est curieux que les commentaires des articles sur le changement climatique :
    – abordent toujours le côté soit disant « culpabilisant » et « catastrophique » alors que bien au contraire les propos des experts sont qu’il serait possible de faire quelques choses si l’Homme n’était pas si égoïste et courtermiste ou tout simplement la seule espèce animal qui détruit tout ce qu’elle approche.
    – tiennent pour « intéressés » les membres du GIEC car au contraire de tous les lobbyistes et politiques, ils n’ont rien a se reprocher. Ce ne sont pas eux qui autorisent le chalutage profond, qui favorisent la fraude avec des coupures de billet de 500 euros, qui tiennent des propos toujours plus ambitieux pour relever les défis du changement climatique tout en faisant tout le contraire, font des actions sociales clientélistes, inutiles et coûteuses comme le tarif social de l’eau…

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    Olivier 13 avril 2014 (0 h 57 min)

    @Jérôme:
    malheureusement il y a pas mal de problèmes avec le fonctionnement propre du GIEC pour ne pas remettre en cause ce qui ressort de son travail de sélection/compilation/restitution.
    Le premier d’entre eux tient au fait qu’il s’intéresse au climat par le petit bout de la lorgnette. On lira d’ailleurs sur son site ceci « Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine »
    Il est intrinsèquement difficile (voire impossible) pour le GIEC d’arriver à ses fins s’il ne s’intéresse pas plus aux théories et démonstrations d’autres scientifiques qui s’intéressent au climat sous un angle différent. En effet, dans ce système hyper compliqué qu’est le climat terrestre, il est capital de dénombrer TOUS les facteurs potentiels et d’en évaluer l’influence. Force est de constater que ce n’est pas du tout la méthode du GIEC.
    Un 2ème très ennuyeux est de constater le grand écart qu’il y a entre ce qui est écrit dans le résumé pour les politiques et ce qui l’est dans le rapport complet. Croire que le GIEC est libre de toute influences internes ou externes semble être une erreur.
    Un 3ème réside dans le décalage de plus en plus important entre les modèles de prédiction et les mesures.

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    Michel 13 avril 2014 (8 h 34 min)

    Cela fait des années que je ne me fais plus aucune illusion. en fait depuis que j’ai quitté un job bénévole à greenpeace belgique qui consistait à arpenter foire et aulas pour expliquer les dangers qui nous menacent et l’attitude suicidaire de l’humanité. L’accumulation des réaction d’autruches, d’inquiétude sur mon petit confort, etc… (comme sur ce forium et d’autres) m’ont totalement découragé. Fini de jouer au Don Quichotte. Si j’ajoute à cela notre système économique et politique incapable d’évaluer plus loin que le prochain bilan commercial(trois mois)ou électoral (quelques mois ou années), il y a vraiment peu d’espoir.

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    Gian 13 avril 2014 (9 h 20 min)

    Que les CO2,CH4 et autres NOX anthropiques ne soient responsables que d’un peu/beaucoup de l’empoisonnement atmosphérique ne change rien à l’essentiel : le délire productiviste-consumériste destructeur de la vie sur Terre se poursuit en s’accélérant, et les alertes du GIEC ou d’autres, qui appellent à la raison, restent lettre morte pour la plupart des gens, d’autant plus qu’ils sont le nez dans le guidon et avides de quicaillerie bon marché. C’est le syndrome de Cassandre, montrez le thermomètre qui annonce 42°, on vous le cassera sur la figure. Reste donc à accepter l’inéluctable, le grand chaos des mutations généralisées, ce qui oblige à concevoir des solutions individuelles. Par exemple, pour moi qui vit à Marseille, stocker secrètement mon Zodiac très rapidement gonflable pour fuir vers le Golfe du Lion quand ça pètera au Tricastin, en espérant qu’il n’y aura pas trop de Mistral… J’ai déjà mon point de chute dans les Corbières. Par contre, je ne sais pas trop quoi faire avec les réfugiés radioactifs regroupés et agressifs. Une suggestion ?

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    Bathy 13 avril 2014 (10 h 22 min)

    Mais non Gian, il n’y a pas que des solutions individuelles, il y a les circuits courts, le local, les voisins quoi; et puis il faut prévoir des clôtures et quelques postes de mitrailleuses quand les hordes de Ago vont vouloir profiter de notre prévoyance… hehe…

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    Gian 13 avril 2014 (11 h 00 min)

    Ne chipotons pas, cher Bathy ! Je range les voisins dans la catégorie des individuelles, je n’ai pas dit individualistes. Les mitrailleuses, je peux pas trop écrire que je les ai stockées à côté du Zodiac, c’est confidentiel défense. J’attendais plutôt quelque proposition du genre « dissuasion ». Exemple vécu, pas par moi, mais une jeune donzelle partie wooofer en Amérique Latine. Je lui avais conseillé, si elle était menacée d’être violée, d’avancer son besoin de faire l’amour, parce que depuis qu’elle avait le sida, c’était la disette. Elle était assez douée pour le théâtre. Eh bien ça a dû faire son effet anaphrodisiaque, le candidat violeur est reparti la queue basse… Comment dissuader des réfugiés atomiques s’approchant affamés de mes claies de pommes bio, une fois mes cartouches épuisées ?

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    Francis 56 13 avril 2014 (11 h 22 min)

    Les médias aiment communiquer sur ce qui intéressent les lecteurs.
    Les rapports du GIEC que je suis avec beaucoup d’intérets signifient
    globalement que chacun d’entre nous doit faire des efforts (en gros,
    remettre en cause son mode de consommation ). Malheureusement, le
    consommateur lambda n’a pas conscience de la gravité de la situation.
    A mon avis, + on attend pour se tourner vraiment vers l’avenir et +
    la ‘marche’ sera difficile pour ceux qui sont encore dans le consommer
    toujours + .
    Pensons simplement ensemble aux Générations Futures.

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    Yves 13 avril 2014 (11 h 55 min)

    La réaction d’Alain me désole. Que les émissions anthropiques de GES soient toutes petites par rapport aux émissions « naturelles » ne changent pas le fait que ce tout petit changement semble suffisant pour modifier la trajectoire climatique.
    Comment faire comprendre que la vie sur notre planète, et notre existence nous les humains en particulier est un miracle permanent (miracle non religieux…), que la disparition d’autres espèces aussi robustes (?) que la notre s’est déjà produite !
    Alors, les modifications que nous introduisons, nous risquons de les prendre dans la figure avant longtemps.

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    Florence 13 avril 2014 (16 h 05 min)

    Hé oui ce qui manque ce sont la mises en place des blablabal des grands décideurs. Il est bon que chacun fasse sa petite part mais à grande échelle ce serait correcte de cesser de brûler les forêts et les déchets dans nos jardins (enfin moi je ne le fais pas!, de ne pas accepter du bois magnifique des pays comme le Vietnam qui déforeste à tout va (entre autres pays. Je tiens à ma voiture mais j’utilise autant que possible les transports en commun. Et oui j’appréhende les exploitations des gaz de schiste et autres trouvailles pour détuire la terre. Je serai morte quand tout grillera mais quid de mes descendants; La nature remplace les espèces disparues s’adapte. Elle gagnera et l’humain sera mort. La Connaissance au lieu de nous faire mieux vivre sur cette planète a ouvert la boite de Pandore pour notre destruction finale. Et intelligent qu’est l’humain qu’il y va de plus en plus vite et invente de plus en plus de moyen de s’auto-détruire. Les falaises s’écroulent, les océans grimpent et c’est en France que cela se passe mr AGO! et tout le monde n’a pas le privilège d’avoir une porte de sortie…

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    Christian 13 avril 2014 (21 h 01 min)

    A l’adresse des climatosceptiques:
    Je partage tout à fait l’analyse faite dans l’article mais, sans vouloir minimiser la gravité de cet aspect, je signale que le réchauffement climatique n’est jamais que « l’arbre médiatique » qui cache la « forêt » que constituent les innombrables pollutions gravissimes auxquelles nous sommes exposés (perturbateurs endocriniens, métaux lourds ‘dont l’Al utilisé à toutes les sauces et extrait d’1 bauxite ultrapolluante, p.ex.’ et bien sûr pollutions de l’air : PM, NOx et ozone) – bcp plus pernicieuses et lancinantes et dont les médias parlent dès lors moins volontiers – et l’accélération corrélée de la dilapidation des ressources qui, amplifiée par une démographie galopante, sera source de la survenue hautement vraisemblable d’une mondialisation des conflits dont les conséquences atteindront un niveau sans précédent, comme le suggère d’ailleurs l’article le + lu d’univers-nature (étude de la Nasa).
    Or TOUS les maux évoqués (pas seulement le réchauffement climatique!) ont une cause commune : notre mode actuel de développement économique, lié au consumérisme, éminemment prédateur et destructeur.
    Quel est dès lors l’intérêt de polémiquer sur la validité d’une cause anthropique du réchauffement climatique, alors que pour solutionner tous les AUTRES maux (et éviter ou limiter des conflits mondialisés désastreux à venir) il faudrait de toute façon s’attaquer à cette cause commune et changer drastiquement tous nos modes de consommations ???

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    maumau 14 avril 2014 (8 h 59 min)

    à l’adresse des encore vivants en bon état:

    le loup sort du bois…nucléaire et géo-ingéniérie sont promus par le Giec pour lutter contre le fameux réchauffement climatique, je trouve que ces gens-là sont bien pressés d’en finir avec nous!

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    justin 14 avril 2014 (12 h 19 min)

    Surpopulation imposée par les religions, plus de 15% de profit imposé par les actionnaires, déflation interdite pour les mêmes raisons, 80% de la richesse dans les mains de ceux qui ne seront plus là dans 30 ans… pauvres océans où les « chercheurs » cherchent maintenant les espèces qui vont être capables de survivre à l’acidité. Regarder où la PUB à la télé nous impose de dépenser notre argent: pas dans l’isolation des maisons, pas dans les voitures à 2litres d’essence/100 km qui rouleraint deux fois moins, ni dans la réparation des équipements programmés pour tomber en panne. La maison brûle et on regarde ailleurs, alors le GIEC et sa prétendue non recette? Les médias savent bien qu’eux ne feront pas recette avec des rapports effrayants, en tout cas, moins qu’avec les pub qu’ils nous imposent sans qu’on leur demande jusqu’à ce qu’on se comporte comme ils ont décidé. La vraie question c’est jusqu’à quand les assurances vont rembourser les dégats du réchauffement, et là les médias sauront nous expliquer pourquoi il faut payer, par curiosité allez voir les détails des indemnisations pour Katrina…Il paraît que les humains peuvent encore s’en sortir. L’article aurait pu effleurer le rôle des médias pour les y aider…plutôt que de parler de recette. Article bien venu malgré tout.

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    Cricri 14 avril 2014 (16 h 49 min)

    je veux évacuer cette idée de « culpabilisation  » que le Giec impulserai, l’affaire est bien plus grave que cela ! Comment peut-on penser que les délirantes activités humaines (consommatrices d’énergies fossiles…) n’ont aucun effet sur l’environnement? de toute façon, nous (l’humanité ) brûle la chandelle par les deux bouts : c’est au pied du mur que nous verrons le mur! Contentons nous du « c’est cyclique, ce sont les volcans, la vapeur d’eau etc etc)

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    Djizahr 15 avril 2014 (9 h 48 min)

    Je trouve ces débats stériles. Pour ceux qui ont des enfants, il serait plus opportun de commencer à étudier dès maintenant les moyens de faire muter le globocitoyen vers un modèle génétique capable de bouffer des plats à base de sable et de valoriser le CO2 dans la respiration. Soyez constructifs et optimistes, que diable !

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    Lefebvre 28 avril 2014 (11 h 31 min)

    Relire (ou lire) « Effondrement » de Jared Diamond.
    Et méditer sur les conclusions du modèle «HANDY» (Human and And Natural DYnamical) de la NASA.

    En deux mots:
    – toute civilisation est menacée par la pression qu’exerce l’Impact Humain par Habitant (IPH), multiplié par le nombre d’habitants;
    – la plupart des civilisations anciennes (des dizaines ont été étudiées) ont disparu de la sorte, souvent en occasionnant la disparition des êtres humains qui les composaient. Très peu ont su s’adapter;
    – parmi les facteurs de non adaptation, il y a le caractère humain: recherche du confort, du profit maximal, de la position sociale, pensée à court terme, égoïsme, négation des réalités qui dérangent;
    – il y a une mouvance de « survivalistes » qui espèrent s’adapter au prochain effondrement;

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