Climat : les 2/3 des réserves d’énergies fossiles doivent rester intacts

Dans son sous-sol, la planète compte encore d’importantes réserves d’énergies fossiles. L’exploitation de ces stocks constitue une véritable menace pour le climat et le réchauffement planétaire global. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), pour contenir le réchauffement planétaire nous devons restreindre nos émissions de gaz à effet de serre provenant essentiellement de la combustion des pétrole, gaz et charbon, ainsi que du secteur agricole (plus particulièrement l’élevage). Ainsi, pour contenir la hausse des températures sous la barre de 2 °C par rapport à la période préindustrielle, les émissions mondiales d’équivalent CO2 ne devront pas dépasser, entre 2011 à 2050, une fourchette se situant entre 860 à 1 180 milliards de tonnes. Or les réserves mondiales, exploitables à ce jour, sont évaluées à quelque 2 900 milliards de tonnes, soit environ trois fois le tonnage "tolérable". Une étude, parue en janvier, dans le magazine Nature, s’est intéressée à établir l’effort de restriction de la consommation que cela représente par zones géographiques et par sources d’énergies fossiles. En s’appuyant sur un modèle technico-économique probable, intégrant réserves existantes, technologies, usages, etc., Christophe McGlade et Paul Ekins, de l’University College London ont défini que 35 % des réserves de pétrole, 61 % de celles de gaz et plus de 88 % de celles de charbon devront rester intactes pour éviter de dépasser le seuil de 2° de réchauffement, considéré comme "critique" par le GIEC. Quant aux hydrocarbures non conventionnels (pétrole et gaz de schiste, sables bitumineux), l’étude est sans ambiguïté en soulignant leur incompatibilité avec l’objectif planétaire de réduction des gaz à effet de serre.
Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 13 février 2015 à 03:52
3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
Les derniers articles de l'auteur :
  • Isolant : quand le carton détrône le papier …
  • Les chemins ruraux sauvés par les sénateurs
  • Energie solaire : la révolution Rawlemon
  • 9 Réponses à "Climat : les 2/3 des réserves d’énergies fossiles doivent rester intacts"

    • climat | raimanet 13 février 2015 (17 h 51 min)

      […] Climat : les 2/3 des réserves d’énergies fossiles doivent rester intacts http://www.univers-nature.com/actualite/climat/climat-les-23-des-reserves-denergies-fossiles-doivent… […]

    • comment-avatar
      L ' Observateur 14 février 2015 (16 h 39 min)

      On brûlera tout ça quand-même !
      Vous pariez ?

    • comment-avatar
      AGo 14 février 2015 (18 h 09 min)

      Il y aurait bien des choses à dire !
      D’abord, d’accord avec « l’Observateur », on brûlera tout jusqu’au dernier gramme… sauf si l’on a trouvé mieux entre temps pour s’enrichir !
      Et puis ce thème est hautement politisé, focalisant l’attention – la culpabilité – de chacun sur sa consommation d’énergie…, mais vous pouvez calculer que les incendies de forêts – à 80% volontaires et délibérés, pour défricher et replanter de quoi faire du biodiesel par exemple… – produisent plus de CO2 que la combustion de pétrole : 1 hectare de forêt qui brûle émet autant de CO2 que 100 voitures qui roulent pendant 1 an (chacune 10 000 km)! Les 15 jours d’incendie en Grèce l’été dernier ont rejeté autant de CO2 que tout le parc (voitures + camions) grec pendant 2 ans… En 2010, le parc européen n’a pas rejeté plus que les incendies en Europe… Regardez les chiffres en Russie, en Indonésie et au Brésil et vous allez être surpris…!
      Et qui osera publier la quantité de CO2 rejeté par les volcans (bien réveillés ces temps-ci), les fontaines ardentes, etc.? ou le méthane émis par les tourbières ? Non! la consommation anthropique n’est ni la seule, ni surtout la principale source d’émission de gaz à effet de serre!
      Et quant aux proportions d’hydrocarbures qui devraient rester dans le sol… savez-vous que USA et Chine – et ce ne sont pas les seuls – stockent aujourd’hui chacun plus d’1 milliard de tonnes de pétrole… pour alimenter leurs armées en cas de guerre généralisée (pour le dernier kilo de charbon?).
      Quant à l’antienne sur l’élévation de température moyenne liée à l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère… on ne sait rien de la validité du modèle sur lequel repose les calculs… rien notamment sur la cinétique de la mise en équilibre entre les différentes « cellules » atmosphériques (lesquelles ont été conçues en fonction des moyens de calcul disponibles…), rien sur la cinétique à long terme de réabsorption de CO2 par les volumes végétaux – et notamment la masse phytoplanctonique -… etc. etc. la seule chose sûre, c’est que si cette nuit le ciel est couvert (de vapeur d’eau), alors demain la température aura remonté de plusieurs degrés! en quelques heures! mais seulement là où c’est couvert !! et sans transfert de cellule à cellule… (vous noterez d’ailleurs que si l’Arctique se réchauffe en ce moment, l’Antarctique lui ne le suit pas…)
      Il me semble que tout le tapage sur ce thème a surtout pour but de grouper tout le monde consommateur autour d’une idée, devenue collective, permettant à la poignée de détenteurs de pouvoir de ne pas perdre la main en même temps que leur business de matières premières énergétiques.
      Je crois que l’avenir ne sera pas aussi dramatique et culpabilisant que décrit… et, oui, on brûlera tout ce qu’on a, sans vergogne, pour le plus grand bien d’une poignée de fortunés d’aujourd’hui (extraire les hydrocarbures des schistes ou des sables coûte déjà près de 25% de l’énergie qu’on en tire, et pollue air et eaux…). En attendant, la problématique énergétique fait couler beaucoup d’encre!

    • comment-avatar
      christine 14 février 2015 (19 h 15 min)

      Des moutons dans un enclos. Moi mouton moi vouloir sortir de ce systeme ou je n’ai jamais mon mot a dire, ou je ne suis pas representee, ou les elections me piege je suis con ! il y a aussi des moutons grecs heureusement qui ont saute la barriere, je propose que nous la sautions aussi, nous les moutons francais, espagnols, italiens, belges et en cherchant bien il y a aussi des moutons allemands qui regardent la barriere en se disant NOUS ON PEUT AUSSI ! PODEMOS ! sortir d’un systeme absurbe qui se fout de l’humain et de la planete… un deux trois sautons !

    • comment-avatar
      Roro 15 février 2015 (11 h 46 min)

      SI vous voulez sauter la barrière, c’est pas dur : investissez dans du solaire sur votre toit ou dans un coin de jardin, un véhicule électrique (qui se charge avec ce solaire) et une pompe à chaleur pouir le complément de chauffage le resdte fourni par le solaire thermique sur votre toit aussi !) qui sera en partie alimentée le jour par ce solaire et la nuit par du nucléaire (énergie sensée être provisoire mais qui nous permet de tenir les 2% sur le climat !) ou mieux du vert fourni par un énergéticien vert …
      Bref, si chacun déjà fait ça, les conso de pétrole et gaz (et fuel) vont chuter ! Et puis c’est le meilleur signal en envoyer au pétroliers : « on ne veut plus consommer de votre mèrde/drogue » !

    • comment-avatar
      pascal 15 février 2015 (11 h 59 min)

      A quel moment l’homme se rendra compte que l’ours blanc n’est pas le seul qui va bientôt avoir chaud aux fesses. En attendant, tous les prétextes sont bons pour ne rien changer. Entre les révisionnistes des temps modernes, qui prétendent que ces problèmes n’ont rien à voir avec l’activité humaine et ceux qui pensent pouvoir les régler en produisant nos énergies avec des centrales atomiques et qui sont complètement à côté de la banquise. N’essayez pas de dormir sur vos deux oreilles, c’est peine perdue! Faire croire qu’il est inutile de se préoccuper du CO2 rejeté par les humains sous prétexte que les volcans et autres incendies en font largement autant revient à penser qu’on peut balancer des cochonneries dans son poêle ou son jardin sous le prétexte que l’atmosphère est déjà très polluée ! Apprenons déjà à prendre nos responsabilités en utilisant les ressources à bon escient et en optant pour la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables pour le bien-être de notre esprit ainsi que celui de la (notre?) planète.

    • comment-avatar
      fred 16 février 2015 (8 h 50 min)

      Bonjour Pascal,
      « A quel moment l’homme se rendra compte que l’ours blanc n’est pas le seul qui va bientôt avoir chaud aux fesses. »
      peut être quand on arrêtera de dire l’homme et que l’on dira « je » et que l’on agira en conséquence.
      fred

    • comment-avatar
      justin 20 février 2015 (22 h 31 min)

      Bizarre cet article qui dit tout.Il faut laisser le charbon où il est, car il émet beaucoup plus de CO2 que les autres fossiles. Pour le pétrole et le gaz, on peut encore s’en servir pour faire la transition énergétique. Un site très intéressant détaille ce problème: Manicore. Laisser le charbon sous terre, utiliser 2 fois moins des voitures 2 fois moins lourdes qui consomment 2 fois moins d’essence. C’est à notre portée (elles existent déjà ces voitures). Se passer tout de suite et complètement des fossiles c’est impossible. Plutôt que d’acheter du photovoltaïque aux chinois, il vaut mieux (pour la planète) leur installer gratuitement des centrales à charbon qui captent le CO2 (les chinois construisent une centrale à charbon par semaine). Quant aux allemands qui ont remplacé le nucléaire par du mauvais charbon, on va rien dire…Pas besoin de paniquer, on peut faire face et avec une bonne pub martelée avant le 20 heures les peuples concernés seront d’accord. Au fait, çà fait au moins dix ans qu’on sait qu’il faut laisser le charbon sous terre…

    Laisser un commentaire

    Votre courriel ne sera pas affiché.