2012 au neuvième rang des années les plus chaudes

Comme tous les ans, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) (1) a publié début mai son compte rendu sur l’état du climat mondial pour l’année qui vient de s’écouler. D’après le rapport de l’Organisation, l’année 2012 se classe en neuvième position des années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1850. Ainsi, la température moyenne des terres et des océans est estimée supérieure de 0,45 degrés Celsius à la moyenne calculée pour la période 1961-1991. Il est à noter que les 13 années depuis 2001 se classent toutes parmi les années les plus chaudes. Lors de la publication du rapport, Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM a déclaré : «la tendance à la hausse des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre qui se poursuit et entraîne une augmentation du forçage radiatif de l’atmosphère terrestre confirme que le réchauffement va se poursuivre». Cette déclaration intervient alors que l’observatoire qui mesure les concentrations de CO2 près du sommet du volcan Mauna Loa à Hawaii vient d’annoncer que le seuil symbolique et historique des 400 ppm (2) était en passe d’être franchi. Selon la Scripps Institution of Oceanography de l’université San Diego de Californie, un tel seuil n’a pas été atteint depuis plus de 3 millions d’années et, à cette époque, le climat de la Terre était bien plus chaud que celui d’aujourd’hui. Pour mémoire, d’après les chiffres de l’OMM, le niveau de concentration de CO2 était de 280 ppm lors de l’ère préindustrielle en 1750. Un des faits marquants exposé dans le compte rendu de l’OMM est le niveau record de fonte de la banquise arctique atteint lors de l’été 2012. Le précédent record datait de 2007 et avait été qualifié de niveau exceptionnellement bas avec une surface de 4,18 millions de km2. Au plus bas de 2012, il a été relevé 18 % de surface en moins qu’au plus bas de 2007. Lors de la publication du  compte rendu il a été aussi souligné l’impact de la montée des océans sur certaines catastrophes climatiques en précisant que, depuis 1880 cette hausse est évaluée à une vingtaine de cm. Cette hausse a notamment un effet amplificateur sur les inondations des côtes lors de l’arrivée des cyclones par exemple. 1- L’OMM compte 191 États et territoires Membres. Elle a succédé à l’Organisation météorologique internationale (OMI), qui a été fondée en 1873. 2 - ppm : initiales de « partie par million » soit le nombre de molécules de gaz à effet de serre pour un million de molécules d’air.

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